Gili Air

 

Jour 10 : speed boat de Amed à Gili Air

 

 

Comme je l'ai dit précédemment, c'est Lisa de l'hôtel qui s'est chargée de nos billets pour Gili Air.

Nous avons fait la traversée avec Kuda Hitam Express pour 500 000 Rps (33,3 €) l'aller-retour/personne.

Là encore c'est plus que confortable puisqu'un taxi vient nous chercher à l'hôtel et nous amène au point de départ du bateau. En arrivant, on voit une foule compacte dans ce qui semble être un vrai bazar mais finalement c'est un bazar organisé .

 

Avec le voucher, on va au "comptoir" ( une table ) où un garçon  très sympathique nous donne le billet retour et un auto-collant indiquant "Gili Air". Pendant ce temps, des femmes débarquent les valises du taxi et leur attachent une ficelle de la couleur correspondant à notre destination. Puis quand le bateau arrive, les hommes le tirent avec des cordes pour le rapprocher du bord et les femmes (ces femmes balinaises sont incroyables !) portent les valises sur leur tête jusqu'au bateau.

Et avec 3/4 d'heure de retard tout de même, on embarque enfin  en se mouillant jusqu'à mi-cuisse pour ma part (une vague scélérate ), après avoir mis ses chaussures dans une caisse. Il n'y a pas d'embarcadère et on monte sur le bateau en marchant dans l'eau.

 

Les femmes portent les bagages
Les femmes portent les bagages

Et après des petites offrandes à chacun des quatre moteurs, on peut partir !

 

 

Il faut une heure pour arriver  sur Gili Trawangan où certains passagers descendent et d'autres montent avant que le bateau ne reparte vers Gili Air puis Lombok.

 

Gili Trawangan
Gili Trawangan
L'eau turquoise de Gili T donne déjà un avant goût de notre séjour aux Gili
L'eau turquoise de Gili T donne déjà un avant goût de notre séjour aux Gili

 

Quant à la traversée, tout ce que je peux dire c'est que c'était plutôt pénible ! La mer était calme et pourtant ça tapait vraiment beaucoup. Les sièges étaient heureusement très molletonnés sinon on seraient arrivés couverts de bleus. Je le déconseille aux personnes ayant des problèmes de dos, aux familles avec de très jeunes enfants. Quant aux femmes enceintes qui auraient l'idée saugrenue de s'y risquer, elles sont à peu près sures d'accoucher en route  !

 

Tout ça pour dire que pendant le trajet je me demandais sérieusement si j'avais bien fait d'inclure Gili Air dans notre voyage. Mais une fois arrivés sur place, cette question ne s'est plus posée :  c'est un endroit paradisiaque !

 

 

Il n'y a pas de voitures sur l'île mais uniquement des carrioles tirées par des chevaux (cela peut être redoutable aussi !).

 

La gare routière !
La gare routière !

 

Gili Air est bordée de plages de sable blanc et d'eau turquoise. Il y a juste ce qu'il faut de restaurants et bars bien jolis et intégrés au paysage pour la plupart. C'est vraiment très agréable en venant de Bali de ne plus entendre de scooters et de voitures klaxonner . Il y a juste les appels à la prière puisque Gili Air est rattachée à l'île de Lombok et ses habitants sont musulmans mais c'est plus mélodieux !

 

En descendant du bateau, il nous fallait rejoindre l'hôtel. On ne se voyait pas arpenter l'île nos valises à la main, on a donc arrêté une carriole à cheval. Nous voyant tous les quatre, le conducteur nous dit que c'est 100 000 Rps pour deux. Nous on comprend que ne peuvent monter que deux personnes et on se met à discuter en français pour savoir comment on s'organise. Lui comprend qu'on veut négocier et il rajoute que ce sera 150 000 Rps for 4 people. Très bien, on embarque sur l'engin brinquebalant qui nous rappelle d'ailleurs le bateau tellement ça tape. C'est amusant en tout cas (enfin, on n'y seraient pas restés des heures quand même ...) et on arrive rapidement à l'hôtel, le Gili Air Bungalows.

 

 

J'avais eu du mal à le trouver et pour la première fois j'avais réservé en passant par Tripadvisor ce qui m'a réservé une petite surprise (détails ici).

Super endroit en tout cas. Il est à trois minutes de la mer loin de l'agitation de la rue principale (ou plutôt du chemin en sable).

Après avoir déposé nos valises, nous sommes partis manger. Nous avons marché un moment vers le nord de l’île.

Le chemin devant l'hôtel
Le chemin devant l'hôtel

 

J'aime beaucoup ce bord de mer où l'on peut croiser des habitants vacant à leurs occupations au milieu de jolis restaurants. Le tout sur un chemin en sable.

 

Nous finissons par nous asseoir dans un restaurant tout en bambou (comme beaucoup d'entre eux) qui s'est avéré être tenu par un Français. On aurait pu s'en douter puisque le nom du resto , c'est "Le Bistrot". C'était bon mais le mahi-mahi était assez cher comparé à d'autres restaurants. Le propriétaire est sympa en tout cas. Il tient aussi une boulangerie-salon de thé , le "Breadelice" vers l'embarcadère  où j'aurai l'occasion de goûter un très bon cheesecake.

 

On se demandait quoi faire ensuite hésitant entre un bain dans la super belle piscine, aller se baigner à la mer ou se promener.

On a commencé par la piscine qui était bien chaude et en plus on était seuls. Un vrai bonheur !

 

 

Seule la bonne pluie qui est ensuite tombée nous a fait abandonner les transats. Il a plu un petit moment mais sous la terrasse de notre chambre, on était bien de toute façon.

On n'est ressorti se baigner dans la mer qu'en fin de journée. En chemin, nous avons croisé une procession, hindoue je suppose, avec des enfants portés sur des chaises hautes.

 


 

Pour le diner, on est juste allés en face de l'hôtel à l'"Oasi", une pizzeria tenue par une Italienne. Très beau cadre, très agréable mais pizzas vraiment pas terribles. En Italie, elle aurait fermé boutique depuis longtemps. Leur pana-cota était bonne mais leur tiramisu ne valait pas le mien, je me demande même s'il était fait avec du mascarpone.

 

Jour 11 : snorkelling et balade sur l'île

 

Après un petit déjeuner très copieux, nous partons vers le port ou plutôt la zone où arrivent les bateaux. C'est le coin le plus animé de l'île et nous voulons acheter des tickets pour le tour de snorkelling du lendemain. On en profite pour se renseigner sur le prix de la location de vélos à plusieurs endroits car les filles voudraient faire un petit tour en fin d'après-midi.

 

Nous revenons prendre nos masques et tubas pour aller faire du snorkelling sur la côte est de l'île.

 

 

Coup de chance, on se pose sur une plage où des Français sont en train de parler d'une tortue qui fait le bonheur des plongeurs.

Pour la trouver, il suffit d'aller vers la zone où on voit dépasser plein de tubas. Trop mignonne cette tortue! Elle broute tranquillement de la posidonie sans se soucier de tous ses admirateurs C'est fantastique de la voir de si près.

Je la suis un bon moment avant de m'occuper des poissons qui ne sont pas plus beaux ou nombreux qu'à Amed mais ici le fond est clair et plus joli.

 

 

Pour le déjeuner, nous avons testé une nouvelle adresse et cela vous permettra de l'EVITER. Il s'agit du Tamarind qui se trouve en montant vers le nord sur la côte est un peu avant "Le Bistrot". Le cadre est très beau mais après avoir attendu trois bons quarts d'heure notre poisson grillé nous avons cru à une caméra cachée en le voyant arriver . Un minuscule morceau de poisson, carbonisé pour ceux qui avaient pris du thon, entouré d'une poignées de frites hyper salées. Autant dire que je ne les ai pas félicités mais ils ont été déconcertants de gentillesse, me remerciant de les aider à voir ce qui n'allait pas.

Cliquez sur les photos si vous voulez agrandir.

 


 

Pour le dessert, nous sommes retournés manger une crêpe au Nutella au "Bistrot", un peu plus loin. Là-bas au moins, on savait à quoi s'en tenir.

Nos filles avaient toujours pour projet de faire un tour à vélo. Avec mon mari, on est parti faire le tour de l'île à pied. Il faut à peu près une heure et il ne faut pas essayer de le faire à vélo car un bon tiers du chemin est fait de sable et on ne peut pas rouler, il faut pousser le vélo.


 

Nous avons été vraiment surpris de constater que toute la côte de Gili Air est pratiquement construite. Il reste très peu d'endroits dans leur jus.

Il y en a pour tous les goûts mais pratiquement tout se  fait en bonne intelligence avec l'environnement. Beaucoup de restaurants en bambou par exemple.

 

Nord de l'île
Nord de l'île
Du pandanus dont je parlais à propos des pancakes au pandan à Ubud
Du pandanus dont je parlais à propos des pancakes au pandan à Ubud

 

Pour le diner, nous avons été plus chanceux qu'à midi. Nous nous sommes arrêtés au Raja, un très grand resto où le personnel est très sympathique. Ils ont une vitrine réfrigérée où est exposé le poisson du jour. On le choisit, il est pesé et on vous annonce de suite le prix, comme ça pas d'embrouille. Le mahi-mahi était très bon, le thon un peu fade. Mais pour bien moins cher qu'au Bistrot on avait un morceau tellement grand que l'on a même eu du mal à finir notre assiette. Dans le bar d'à côté, il y avait de la musique  live dont nous avons en plus profité en dinant. Très agréable !

 

Pas tout à fait la même assiette qu'à midi !

 

Jour 12 : snorkelling à Gili Meno

 

Nous avions acheté la veille nos tickets pour un tour de snorkelling de cinq heures permettant notamment de voir des tortues à Gili Meno.

Cette fois, c'est notre plus jeune fille qui ne se sentait pas très bien, avec un énorme rhume. Dans la famille on préfère être malade à tour de rôle .

Elle ne se voyait pas faire du snorkelling dans ces conditions et nous l'avons donc honteusement laissée à l'hôtel .

On se doutait bien que ce ne serait pas un tour de snorkelling privé, vu qu'il ne coûte que 100 000 roupies (6,6 €) et est proposé partout  sur l'île mais là, on était vraiment nombreux ! J'ai compté plus de quarante personnes. Il y avait quatre arrêts prévus, deux pour voir des tortues et deux autres pour les poissons et coraux.

Pour les tortues, c'était totalement nul puisque l'on n'a vu que des tortues se reposant dans l'eau assez profondément ou nageant assez loin. On devait tous suivre le guide avec la curieuse impression d'être un ban de sardines !

Seul un des arrêts a été très chouette car à cet endroit il y avait des coraux vivants et beaucoup de poissons.


 

A midi, on nous a arrêtés sur Gili Meno pour manger. Inutile de dire qu'un restaurant qui voit arriver tous rôtis plusieurs bateaux de touristes qui n'ont pas d'autre choix que d'y manger, est rarement très gastronomique. Celui-là n'a pas échappé à la règle .

 

 

Bilan de la journée snorkelling assez mitigé. Je crois que de la plage c'est aussi bien pour voir des poissons. Cela nous a cependant permis de voir à quoi ressemble Gili Meno où il y a effectivement beaucoup moins de constructions. Nous avons heureusement fait la connaissance d'un couple de  Français très sympathiques avec qui nous avons bien ri toute la journée.

En rentrant à l'hôtel, on s'est arrêtés acheter un peu de ravitaillement à "Breadelice" tenu par le même propriétaire français que le restaurant Le Bistrot. C'est une sorte de salon de thé où l'on peut manger des viennoiseries, gâteaux et parts de pizza ou de quiche. Leur cheesecake est bien bon et notre fille restée à l'hôtel l'a bien apprécié aussi (voilà comment les parents indignes qui abandonnent leur enfant essayent de s'acheter une bonne conscience ).

 

Pour finir la journée, nous sommes partis vers le sud-ouest de l'île voir le coucher de soleil. Le spectacle est magnifique !

Dans ce secteur, les plages sont d'un blanc parfait et pendant la journée c'est aveuglant.

 

 

Mais le soir, les petits poufs des bars sont parfaits pour se poser et attendre que le soleil décline. Il ne faut pas rater le coche par contre car près de l'équateur cela va vite et le soleil se couche vers 18h00.

 

 

Pour le diner, très bon restaurant , le Scallywag avec  tables sur la plage (un avant goût de Jimbaran). Je le recommande car leurs brochettes de poissons et desserts sont bons, le personnel très agréable et le cadre au top du top.

 

Bilan des Gili Air (au fait on prononce "guili" comme dans guili-guili  !)

Un seul mot : SUPER. C'est ce que j'ai préféré du voyage. C'est beau et l'île garde un air authentique avec ses habitants qui vaquent à leurs occupations bien que celles-ci soient très liées au tourisme. Les gens sont très sympathiques et on est bien accueilli partout.