J 20 : Safari bœufs musqués et route vers Lillehammer

 

Pas de chance avec le temps pour notre safari puisqu’il pleut .

 

Initialement nous devions le faire avec le propriétaire du motel mais il a un problème au genou. C’est donc avec un jeune  Allemand, biologiste de formation qui travaille pour le parc de Dovrefjell que nous le ferons. Il passe nous chercher au motel et on le suit ensuite en voiture jusqu’au Kongevold Fjellstue à 42 km de Dombås. Nous rejoignent 4 Hollandais vivant en Norvège avec qui nous allons faire le safari. Autant, le petit groupe avec qui nous avions marché sur le glacier était sympa, autant je n’aurais pas aimé me retrouver avec ceux-là sur une île déserte (à moins qu’ils ne soient très performants dans les techniques de survie, ce qui pourrait évidemment être utile en pareille circonstance ). Ils nous ont à peine dit bonjour, mais ils n’ont pas été plus loquaces entre eux. C’était peut-être des moines trappistes en voyage ?

C'est sous une pluie fine et bientôt une brume épaisse, que nous avons entrepris de monter sur le plateau du parc de Dovrefjell (le chemin part pratiquement en face du Kongevold Fjellstue et est très bien indiqué). Impossible de voir le moindre animal dans ces conditions. 

 

Le plateau au retour, il n'y avait presque plus de brume.
Le plateau au retour, il n'y avait presque plus de brume.

Le guide nous a donc fait descendre dans la vallée où il faisait bien meilleur. Nous avons fini par trouver un bœuf musqué que nous avons observé longuement à une cinquantaine de mètres. Ces animaux sont paisibles mais si on s’approche à une vingtaine de mètres, la moutarde peut leur monter au nez et ça risque de mal se finir. Et un bœuf musqué qui charge, ça fait mal ! Le parc a d’ailleurs régulièrement des soucis avec les trains qui le longent. Les bœufs musqués ne les aiment pas et les chargent régulièrement. Il en résulte des trains cabossés et des bœufs musqués en mauvais état aussi.

Je n'ai pas besoin de souligner la qualité exécrable des photos car nous n'utilisons qu'un petit appareil qui n'a pratiquement aucun zoom.

Mais heureusement nous avions de bonnes jumelles !


Il ne faut pas se fier aux apparances, marcher sur ce joli sol était très désagréable car il était gorgé d'eau !
Il ne faut pas se fier aux apparances, marcher sur ce joli sol était très désagréable car il était gorgé d'eau !

Dans l’espoir de trouver d’autres animaux, notre guide qui, jusque là, semblait être un garçon sensé, nous a ensuite fait marcher à travers la végétation basse mais au milieu des marécages. Je me demandais si mes chaussures de marche étaient encore bien étanches. Grâce à lui, j’ai eu la réponse : non ! J’ai eu les pieds mouillés les deux heures suivantes !  Il ne faut pas se fier aux apparances, marcher sur ce joli sol était très désagréable car il était gorgé d'eau !Il ne faut pas se fier aux apparances, marcher sur ce joli sol était très désagréable car il était gorgé d'eau !Il ne faut pas se fier aux apparances, marcher sur ce joli sol était très désagréable car il était gorgé d'eau !

C’est donc après 4 h 30 de marche dans un super  décor mais avec un sale temps et après avoir vu un seul bœuf musqué et une horde de rennes courant sur la crête de la montagne, tel l’attelage du Père Noël (ça, c'était très beau !), que s’est terminé notre safari.

 

Bilan donc un peu mitigé mais on sait avant de partir que la météo et l’observation des animaux sauvages sont deux choses très aléatoires.

 

Nous avons en tout cas appris pas mal de choses sur le bœufs musqué que nous avons même pu déguster sous forme de saucisson . L’an passé 4 animaux qui sortaient du parc de Dovrefjell pour aller à celui de Rondane de l’autre côté de la route avaient été abattus par les rangers et ont donc fini en saucisson distribué aux guides. C’est que l’on ne rigole pas en Norvège. Le guide nous a expliqué qu’à Rondane, il y a des rennes qui ne doivent pas être dérangés et les bœufs musqués ne doivent pas y aller …. Dit comme ça, évidemment ça fait un peu psychorigide mais ils doivent savoir ce qu'ils font.

 

Nous avons ensuite rejoint Lillehammer en un peu plus de 2 h 30.

J’avais réservé une chambre familiale avec salle de bains dans l’auberge de jeunesse de la gare. C’est surprenant car d’une part, la gare est tellement propre, belle et calme que ça ne ressemble pas à une gare. D’autre part, on ne s’attend pas à être logé dans la gare même. Excellent choix, en tout cas. On aurait dit un hôtel, la chambre était belle, la salle de bains grande et belle aussi et il y régnait un calme absolu.

Nous sommes allés dîner deux rues plus loin à « Japan Sushi ». C’est principalement un restaurant de vente à emporter mais il y a quelques tables. Je suis toujours réticente à l’idée de manger des sushis dans un lieu que je ne connais pas. Mais, là on voyait la cuisine et surtout, il y avait du débit donc pas d’inquiétude concernant la fraicheur du poisson. On nous a préparé un grand plateau de makis variés qui étaient excellents.

Nous n'avons vu que quelques rues de Lillehammer mais ça n'a pas l'air d'être très dynamique comme petite ville.