Jour 7 : le Damaraland et route vers le Grootberg Lodge

 

 

L'étape du jour étant courte, nous aurions pu partir en milieu de matinée mais le check-out devant se faire avant 9 heures, cela a été l'occasion de retourner une dernière fois à Etosha.

Lorsque nous avions pris le pass pour les 4 jours, l'employé s'était visiblement embrouillé et nous avait fait un pass en fonction de l'heure d'entrée dans le parc. Normalement si on dort à l'extérieur du parc, le pass n'est valable que pour la journée. Mais du coup, notre pass était  encore valable le matin jusqu'à 13h15 .

Bref, nous avions très envie de retourner au trou où nous avions vu le groupe d'éléphants la veille pour savoir comment allait l'éléphanteau.

Et bien avant d'arriver au trou, nous avons eu une très, très belle surprise : le groupe d'éléphants était au bord de la route occupé à manger des feuilles.

 

 

Et devinez qui était là ?

 

Le petit éléphanteau qui se portait bien mieux que la veille. Pendant que les autres mangeaient, il tétait, marchait avec sa maman et de temps en temps se couchait. Mais contrairement à la veille, il se relevait au bout de quelques minutes.

Nous sommes restés longtemps à les observer .

 

Petite tétée
Petite tétée
Petite promenade
Petite promenade
Et petite reposette !
Et petite reposette !

 

Ce petit éléphanteau a été notre chouchou mais il y en avait d'autres un peu plus âgés bien mimi aussi !

 

 

Trop choux ! Une très belle façon de quitter Etosha.

Au final, nous n'avons pas vu de félins mais nous avons vu beaucoup d'animaux et ces quatre jours ont été fantastiques !

Avant de rejoindre le Grootberg Lodge, petit arrêt à Kamanjab, une des rares villes du coin.

Nous sommes passés au supermarché qui évidemment ne ressemblait pas beaucoup à celui de Windhoek. Là, c'était assez basique. Nous avons juste acheté des oranges, quelques biscuits et très important : des sacs poubelles car ceux qui protégeaient les valises depuis une semaine ne ressemblaient plus à rien.

Femme Herero avec la tenue traditionnelle, un héritage des premiers colons allemands.
Femme Herero avec la tenue traditionnelle, un héritage des premiers colons allemands.

A la station essence, mon mari s'est fait avoir comme un bleu. Je lui avais pourtant raconté le procédé mais que voulez-vous, il ne m'écoute pas !

Un homme est venu discuter avec lui pour connaitre nos prénoms et au moment où mon mari repartait, il est revenu avec des porte-clés faits de noix de makalani gravées à nos noms. Il voulait nous les vendre pour 600 N$. J'ai trouvé le procédé assez contestable et  nous n'avons pris que les deux aux noms des filles pour 200 N$,  lui laissant les autres qu'il aura revendu à quelqu'un d'autre en grattant nos prénoms pour en graver d'autres.

L'avantage de cette petite mésaventure, c'est qu'ensuite lorsque quelqu'un s'approchait pour nous demander nos prénoms, les filles sortaient leurs porte-clés pour lui dire que nous avions déjà des noix !


 

Le Grootberg Lodge a deux particularités. Il offre une vue panoramique exceptionnelle et il est géré par une communauté locale. Évidemment, il coûte un bras (voir ici) mais franchement, c'était fantastique de profiter de cette vue et d'aider concrètement la population locale.

A notre arrivée, nous avons comme conseillé par le représentant de Tourmaline, laissé la voiture en bas. Le gardien a appelé le lodge et un 4x4 est venu nous chercher. Franchement, j'ai été bien contente de ne pas avoir à monter avec notre voiture, même si mon mari a jugé en montant que ce n'était pas si terrible que cela. On ne le changera pas 😋.

 

Le 4x4 du lodge qui descend pour nous monter
Le 4x4 du lodge qui descend pour nous monter

 

La présentation du fonctionnement du lodge avec un verre de bienvenue, s'est faite sur la terrasse.

 

 

Nous sommes ensuite allés manger quelques pâtisseries car il était l'heure du tea-time offert par le lodge, ça tombait bien car on ne s'était pas arrêtés pour manger nos lunch packs !

La piscine était tentante mais nous avions bêtement oublié nos combinaisons en néoprène donc on s'est contentés d’admirer la vue sur les chaises longues .

 

La piscine très froide en août puisque c'est l'hiver en Namibie
La piscine très froide en août puisque c'est l'hiver en Namibie

 

Les chambres sont toutes dans des petites maisons espacées les unes des autres avec une petite terrasse où je serais bien restée bouquiner jusqu'au diner mais il y avait un vent à décorner les bœufs (ou les oryx pour faire plus local).

Après avoir mangé un des sandwiches du lunch pack fourni par Hobatere Lodge, j'ai opté pour continuer la lecture sur le lit face à la porte vitrée, un thé à portée de main. On a connu des moments plus pénibles !

 

 

Le diner, sans être fantastique, était bon. Alors que nous allions partir, le serveur est venu nous dire d'attendre car un groupe d'enfants devait venir chanter.

L'info nous a un peu surpris mais effectivement, un groupe d'enfants en uniforme est arrivé avec leurs deux instituteurs. Ils venaient chanter pour financer le voyage de fin d'études des plus grands. Le projet expliqué par l'instituteur nous a paru excellent car les opportunités pour voyager dans le pays sont forcément rares pour ces enfants qui vivent au milieu de nulle part. Chez nous, les enfants doivent casser les pieds aux voisins en vendant des tickets de tombola, là-bas, ils vont chercher  l'argent dans le seul endroit où il y en a, à savoir dans le lodge géré par la communauté.

Les chants ont encore été très beaux. La cuisinière et une des serveuses qui se sont jointes avec enthousiasme aux enfants pour chanter et danser ont été fantastiques, leur joie était communicative !

Nous commencions a être à court de dollars namibiens, nous avons donc donné notre contribution au projet en  euros qui pourront être changés à Windhoek pendant le voyage.

 

Au Grootberg Lodge, une fois la nuit tombée, il ne faut plus circuler seul car il peut y avoir des lions. Un employé vous raccompagne armé de ... sa lampe de poche .

Je rigole mais à peine couchés nous avons entendu d'horribles rugissements ! J'ai eu pendant une seconde, envie d'aller écarter les rideaux de la porte fenêtre mais à l'idée de voir un lion de l'autre côté, l'envie est tout de suite passée ... Vous avez compris pourquoi le camping n'est pas fait pour moi !